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jeudi 10 mai 2012

A la vie...jusqu'à la mort...

Devant mes yeux clos, une écharpe de brume, 
Légère et froide me couvris de son manteau. 
Incapable de prononcer le moindre mot 
Dans ma bouche naquit un goût d'amertume. 


Déposant un voile sur mon existence 
Effaçant le reste de mes souvenirs 
Sans aucune possibilité d'avenir 
Disparaître pour une éternelle absence 


Dépossédé de mon enveloppe charnelle 
Je perdais ma rouge et précieuse essence de vie 
Ainsi immobile pour une éternelle nuit 


Il en est ainsi pour le commun des mortels 
On essaye d'y résister, mais rien n’est plus fort. 
Personne n’échappe à la morsure de la mort. 




Parce que la dernière fois, je vous ai présenté un sonnet inspiré des fleurs du mal de Baudelaire, version Idéal, voici, maintenant le coté Spleen… Aussi écrit quand j’avais 16ans. Une amie l’avait même mit en musique. Je vous rassure, je vais très bien, mais j’aime écrire sur la mort, comme sur la vie, car l’un ne va pas sans l’autre. Il faut savoir l’accepter. C’est comme cela que l’on peut ensuite mieux profiter de la vie… 






Et vous, profitez-vous suffisamment de la vie ? De ces petits riens ? Et surtout, êtes vous heureux dans ce que vous faites tous les jours ?

mardi 17 avril 2012

Au détour d'un paradis artificiel...

CHARNEL

sens tes douces paroles me caresser
Doux murmure, au goût si exquis de tes lèvres
Ce sentiment de ne former plus qu'un être
Cette sensation qui me faisait voyager

L'herbe ondulant autour de nos corps enlacés
La Nature, seule témoin de nos désirs
Passionnés avec laquelle on pouvait sentir,
Sous la nuit étoilée, un vent de liberté.

Puis la lune s'est mise, lentement, à décliner
Le silence de la nuit laissant place au chant
Envoûtant, des oiseaux sous le soleil levant

Donc je ne pouvais qu'admirer sa beauté
Et m'émerveiller tant qu'elle était belle
Rêvant encore à de nouveaux plaisirs charnels.




Voilà, un poème que j’ai écrit quand j’avais 16ans, je m’en souviens très bien, du pourquoi de ce poème… 
En cours, nous étions la poésie, et j’ai découvert  le sublime « Les Fleurs Du Mal » de Charles Baudelaire avec, la partie : Spleen et Idéal. Et la beauté de ses sonnets. J’ai donc essayé de faire même. Le soir, dans mon lit, je réfléchissais à des alexandrins, je comptais sur mes doigts, et dès que je pensais en avoir un, je le notais sur le papier que j’avais mis sur ma table de nuit… Il m’aura fallu plusieurs jours pour l’écrire. Ce n’est pas sorti comme ça. Je l’ai travaillé, pour lui donner, essayer, une beauté, pour que ça puisse toucher.


Cela va faire quelques années maintenant que je n’ai pas réussi à ressortir un poème. Totalement incapable. C’est bizarre. Peut-être qu’un jour ça reviendra. Peut-être que je referai danser ces mots sur une feuille en leur donnant le noble titre de poème. J’aime tellement écrire, mais il m’arrive d’avoir peur de ne plus pouvoir sortir les mots dans l’ordre qu’il faut pour leurs donner ce côté magique, qui vous transporte, qui vous ouvre les portes de votre imagination jusqu’à parfois vous en donner des vertiges…

Ce poème était l’ « idéal »,  une prochaine fois, je vous présenterai un poème coté « spleen »