Devant mes yeux clos, une écharpe de brume,
Légère et froide me couvris de son manteau.
Incapable de prononcer le moindre mot
Dans ma bouche naquit un goût d'amertume.
Déposant un voile sur mon existence
Effaçant le reste de mes souvenirs
Sans aucune possibilité d'avenir
Disparaître pour une éternelle absence
Dépossédé de mon enveloppe charnelle
Je perdais ma rouge et précieuse essence de vie
Ainsi immobile pour une éternelle nuit
Il en est ainsi pour le commun des mortels
On essaye d'y résister, mais rien n’est plus fort.
Personne n’échappe à la morsure de la mort.
Parce que la dernière fois, je vous ai présenté un sonnet inspiré des fleurs du mal de Baudelaire, version Idéal, voici, maintenant le coté Spleen… Aussi écrit quand j’avais 16ans. Une amie l’avait même mit en musique. Je vous rassure, je vais très bien, mais j’aime écrire sur la mort, comme sur la vie, car l’un ne va pas sans l’autre. Il faut savoir l’accepter. C’est comme cela que l’on peut ensuite mieux profiter de la vie…
Et vous, profitez-vous suffisamment de la vie ? De ces petits riens ? Et surtout, êtes vous heureux dans ce que vous faites tous les jours ?