CHARNEL
sens tes douces paroles me caresser
Doux murmure, au goût si exquis de tes lèvres
Ce sentiment de ne former plus qu'un être
Cette sensation qui me faisait voyager
L'herbe ondulant autour de nos corps enlacés
La Nature, seule témoin de nos désirs
Passionnés avec laquelle on pouvait sentir,
Sous la nuit étoilée, un vent de liberté.
Puis la lune s'est mise, lentement, à décliner
Le silence de la nuit laissant place au chant
Envoûtant, des oiseaux sous le soleil levant
Donc je ne pouvais qu'admirer sa beauté
Et m'émerveiller tant qu'elle était belle
Rêvant encore à de nouveaux plaisirs charnels.
Voilà, un poème que j’ai écrit quand j’avais 16ans, je m’en souviens très bien, du pourquoi de ce poème…
En cours, nous étions la poésie, et j’ai découvert le sublime « Les Fleurs Du Mal » de Charles Baudelaire avec, la partie : Spleen et Idéal. Et la beauté de ses sonnets. J’ai donc essayé de faire même. Le soir, dans mon lit, je réfléchissais à des alexandrins, je comptais sur mes doigts, et dès que je pensais en avoir un, je le notais sur le papier que j’avais mis sur ma table de nuit… Il m’aura fallu plusieurs jours pour l’écrire. Ce n’est pas sorti comme ça. Je l’ai travaillé, pour lui donner, essayer, une beauté, pour que ça puisse toucher.
Cela va faire quelques années maintenant que je n’ai pas réussi à ressortir un poème. Totalement incapable. C’est bizarre. Peut-être qu’un jour ça reviendra. Peut-être que je referai danser ces mots sur une feuille en leur donnant le noble titre de poème. J’aime tellement écrire, mais il m’arrive d’avoir peur de ne plus pouvoir sortir les mots dans l’ordre qu’il faut pour leurs donner ce côté magique, qui vous transporte, qui vous ouvre les portes de votre imagination jusqu’à parfois vous en donner des vertiges…
Ce poème était l’ « idéal », une prochaine fois, je vous présenterai un poème coté « spleen »